Archive pour la catégorie 'DICO de la mer'

Le ptit dico de la mer de A à G

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 Pour lire le conte « Fantin le dauphin s’en va-t-en guerre » qui met en scène les personnages que tu vas découvrir clique sur le plongeur.

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Bonne plongée moussaillon !

Algue

Photo 1 : Siratus© – Photo 2 et 3 : Christian Coudre© Côte Bleue -  Photos 4 : Wikipédia – texte de Marjolaine Marchal©

Algue verte dite sirène par Siratus algue brune pavonia par Christian Coudre Algue rouge plocamium par Christian Coudre 

Différentes formes d'algues rouges

Je suis le premier végétal à apparaître après les débuts de la vie. Les scientifiques me classent dans 3 catégories : les vertes (photo 1), les brunes (photo 2) ou les rouges (photo 3/4). Je suis incapable de vivre sans eau et sans lumière, c’est pourquoi je ne vis pas dans les profondeurs. Des petits crabes me laissent pousser sur leur carapace pour se camoufler. Certaines d’entre nous sont comestibles et utilisées comme des légumes. Nous sommes principalement cultivées en Chine et au Japon mais également en Bretagne. Je peux aussi servir d’absorbants dans les couches culottes et dans les pansements.

Anémone

Photos 1 et 2 : Siratus© - Photo 3 : Chmools© – texte de Marjolaine Marchal©

  Bouche d'anémone par Siratus  tentacules d'anémone par Siratus  Poisson clown dans son anémone par Chmools

Je suis un animal-fleur aux couleurs et formes variées sans squelette. Par contre, je possède un pied ventouse pour me coller aux rochers ou sur certains coquillages. On m’appelle aussi ortie de mer car mes nombreux tentacules piquent. Je vis en symbiose avec le poisson clown que tu connais sans doute sous le nom de Némo car il est immunisé contre mon venin. Sinon, je suis une redoutable prédatrice. Lorsqu’un petit animal à le malheur de me frôler, je lui inocule mon venin puis, à l’aide de mes tentacules je l’attrape, l’amène à ma bouche et l’engloutis.

Araignée de mer

 Photo 1 : Siratus© - Photo 2 : Sandra Sohier© DORIS FFESSM  – Photo 3 : Robert Nopre© – texte de Marjolaine Marchal©

araignée de mer par Siratus Gros plan sur une araignée de mer par Sandra sohier  araignée de mer par Robert Nopre

Je suis un crustacé et je possède 10 pattes longues et velues. Mon corps est protégé par une carapace hérissée de nombreuses pointes. Mes yeux sont postés entre mes antennes et j’ai une vue perçante. On me pêche principalement au casier ou au filet. Ma chair est savoureuse et celle de ma femelle l’est encore plus. La plus grande de mon espèce jamais capturée mesurait, une fois les pattes étendues, près de 3,75 m d’envergure. Mais généralement nous sommes bien plus petites.

Baleine bleue

Photo 1 : Wikipédia – Photos 2/3/4 : Gérard Soury© - Photo 5 : Jean-Michel Hugues© Dit-Ciles EmotionJura – Personnage du conte et texte de Marjolaine Marchal©

Baleine bleue et plongeur  

baleine bleue de Gérard Soury  baleine bleue de Gérard Soury  baleine bleue par Gérard Soury

 fanons de baleine franche par Jean-Michel Hugues Dit-Ciles dsc03612800x600.jpg

Je suis un cétacé à fanons (photo 5) qui allaite ses petits, je suis donc un mammifère marin. Je migre régulièrement en traversant pratiquement toute la planète. Je suis le plus long des cétacés, seuls les dinosaures ont approché ma taille et mon cœur est aussi gros qu’une petite voiture. Je suis une espèce menacée et protégée. Il semblerait que nous ne soyons plus, à l’heure actuelle, qu’environ 2000 à parcourir vos océans. De plus, notre nourriture favorite, en dehors du plancton, est une petite crevette d’eaux froides qui disparait, elle aussi, suite au réchauffement climatique !

Benthocodon

Photo 1 : David Wrobel© Jellieszone – Photo 2 : Noaa-Mbari© Simon photo library - texte de Marjolaine Marchal©

benthocodon de Wrobel David benthocodon Noaa Mbari

Il y a encore 50 ans j’étais totalement inconnu des hommes. Et puis, vous êtes descendus dans les abysses pour venir à la rencontre d’une faune extraordinaire dont je fais partie. Je ressemble à une soucoupe volante mais je suis une minuscule méduse de 4 cm de diamètre  grand maximum. Ma cloche ou ombrelle est translucide. Je suis un très bon nageur et je vis dans les profondeurs de la côte ouest des Etats-Unis. Je possède entre 1000 à 2000 tentacules qui me permettent d’attraper de mini crustacés dont je raffole.

Bigorneau

Photo 1 : Siratus© - Photo 2 : Christian Poirier© Plongeetech - texte de Marjolaine Marchal©

bigorneaux par Siratus bigorneau par Christian Poirier

Je suis un petit mollusque à la coquille spiralée. On me trouve surtout le long des rivages rocheux où les algues abondent. Je peux fermer hermétiquement ma coquille en rétractant mon pied et en bouchant mon ouverture grâce à un opercule foncé. En France je suis petit et noir, au Portugal je suis deux fois plus gros et gris ardoise. On me mange froid avec de la mayonnaise. Et je vais te livrer un petit truc de cuisine pour ta maman : lorsque je suis cuit, il faut me passer rapidement sous l’eau froide sinon je durcis.

Bulot

Photo 1 : Marjolaine Marchal© – Photo 2 : André Bédard© DORIS FFESSM 

bulots en poissonnerie par Marjoledino  Bulot et son oscule par Andre Bédard

Je suis un mollusque et je vis dans les eaux froides de l’océan Atlantique Nord. Je suis un carnivore. Ma coquille est un tube conique qui s’enroule autour d’un axe. Toute ma vie je grandis et chaque année, apparaît un nouvel anneau sur ma coquille. Je marche en contractant mes muscles mais la plupart du temps je reste immobile et enfoui dans le sol. Pour me voir sur la plage il faut attendre les grandes marées.

Cachalot

 Photos 1/2/4 : Gérard Soury© - Personnage du conte et texte : Marjolaine Marchal©

Cachalot par Gérard Soury Cachalot par Gérard Soury

 Mobydick film de John Huston avec Gregory Peck- 1956 Dents de cachalots sculptées par Gérard Soury

Moby Dick roman (1851) de Herman Melville Le Lieutenant de vaisseau Cachalot par Marjolaine Marchal

Je suis un cétacé à dents. Chacune mesure près de 20 cm et peut peser jusqu’à 1 kg. Les  hommes n’hésitent pas à les sculpter. J’ai une énorme tête parallélépipédique qui me différencie des autres cétacés. Je suis un champion de l’apnée et je peux descendre dans les abysses. Ma proie favorite est le calmar géant que je n’hésite pas à combattre. C’est pourquoi je me retrouve souvent avec des cicatrices sur le corps. Je suis le héros de Moby Dick, le célèbre roman d’aventure de Melville (photo 5) qui fut, ensuite, adapté au cinéma (photo 3). Es-tu étonné si je te dis que je suis une espèce menacée ?

Caulerpe

Photo 1 : Frédéric ANDRE© DORIS FFESSM - Photo 2 : Siratus© – Photo 3 : Olivier Le Corre© Couleurs de Méditerranée - texte de Marjolaine Marchal©

Caulerpe dite prolifera par Frédéric ANDRE Caulerpe dite racemosa par Siratus  Caulerpe dite taxifolia (l'algue tueuse) par Olivier Le Corre

Nous sommes une famille d’algues vertes rampantes d’origine tropicale commune sur les fonds sableux de faible profondeur. La plus dangereuse de notre espèce, celle dite « taxifolia » est appelée « algue tueuse » (photo 3) depuis qu’elle a envahi la mer Méditerranée. Pour certains, elle se serait échappé de l’aquarium de Monaco lors d’une vidange accidentelle, pour d’autres elle serait arrivée naturellement en passant par le Canal de Suez. Une chose est sûre, depuis, elle empêche la croissance des autres espèces et elle recouvre les fonds marins d’un tapis compact vert. Une lutte biologique contre elle est à l’étude. Il parait qu’elle serait le menu préféré de deux limaces tropicales…

Ceinture de Vénus

 Photo 1 Charles Nérot© et photo 2 Vincent Maran© : DORIS FFESSM - texte de Marjolaine Marchal©

Ceinture de venus la nuit par Charles Nérot  Ceinture de Vénus à 2 mètres de la surface par Vincent Maran 

Je possède la forme d’un ruban aplati et transparent qui parfois est teinté de bleu, de rose, ou de mauve. Je peux mesurer jusqu’à un mètre cinquante de longueur. Je nage près de la surface des eaux chaudes et tempérées de l’ensemble du globe en ondulant. Je suis davantage visible la nuit, à la lumière d’un phare de plongée. Selon la mythologie, Vénus la déesse de l’amour possédait une ceinture aux pouvoirs magiques qui avait la propriété de rendre irrésistible celle qui la portait aux yeux des hommes…

Concombre de mer

Photos 1 et 2 : Siratus© - Photo 3 : Christophe Quintin© DORIS FFESSM  - Photo 4 : Gilles Cavignaux© Accroplongee - Personnage du conte : Marjolaine Marchal©

Concombre de mer par Siratus  Gros plan sur le concombre de mer de Siratus  Concombre de mer - bouche ou anus ?? par Christophe Quintin

 Jet d'holothurie par Gilles Cavignaux Léon le concombre par Marjolaine Marchal 

On me nomme également holothurie. Mon corps est mou, ma peau est rugueuse et je peux atteindre 25 cm de longueur. Je vis dans mes mers chaudes et on peut me trouver jusqu’à 8000 m de profondeur. Je suis toujours sur la défensive. Pour immobiliser mon ennemi, je crache des filaments blanchâtres et gluants par mon anus. Il sagit en fait de mes viscères qui se reconstitueront ultérieurement. Dans le Pacifique, on me mange cru ou en potage et certaines industries pharmaceutiques m’utilisent pour fabriquer des cosmétiques. Les polynésiens s’entourent de mes filaments pour marcher sur les récifs de coraux afin de ne pas se blesser.

Corail

Photo 1 : Robert Nopre © – Autres photos : Siratus© – texte de Marjolaine Marchal©

A quoi te font penser ces merveilles de la nature ?

Cerveau ? par Robert Nopre  Plume ? par Siratus

Feuille de laitue ? par Siratus  Choux fleur ? par Siratus

Champignon ? par Siratus Oeufs ? par Siratus Batonnets de surimi ? par Siratus

Même si je ressemble à une plante, je suis un animal microscopique et je construis tout au long de ma vie mon squelette calcaire. Je suis un véritable fossile vivant et je regroupe 7 000 espèces aux formes et couleurs très diversifiées. Je peux être dur, mou, vivre en colonie ou être solitaire. Je suis carnivore et  me nourris de zooplancton. Mes tentacules repèrent mes proies puis je les paralyse. Je suis  exploité par l’homme pour ma beauté depuis des siècles mais je ne suis pas inépuisable. Il ne faut pas oublier que j’abrite une vie animale et végétale importante. Sans moi, que deviendraient-ils ?

Couteau

Photo 1 : Ron Yeo© Tide Chaser Blog - Photo 2 : Shawn Cox© – Photo 3 : Mary Anne Barckhoff© – Photo 4 : Philippe Le Granché© DORIS FFESSM  - texte de Marjolaine Marchal©

Couteau qui sort de sa coquille par Ron Yeo trous de couteaux dans le sable par Shawn Cox  Coquilles vides de couteaux par Marie Anne Barckhoff

Syphons du couteau par Philippe Le Granché

Je suis un coquillage à la forme allongée que tu trouveras facilement sur la plage. Si tu veux m’attraper, saupoudre de sel les petits trous (photo 2) que je forme dans le sable et je croirai être à marée haute. Je suis méfiant, assure-toi bien d’avoir le vent face à toi et de ne pas créer d’ombre sur le trou. Attends ensuite que je sorte du sable. Sois alors très rapide et saisis-moi avant que je ne replonge dans le sable. Tes parents pourront me préparer haché et me faire frire à la poêle mélangé à du persil et de l’ail.

Crabe

Photos 1/2/3/4 : Wikipédia - Photo 5 :  Méloce© Récifal P.A.C.A  - Photo 6 : Robert Nopre © – texte de Marjolaine Marchal©

crabe fantôme  Crabe des cocotiers  Crabe bleu

Crabe taupe femelle  crabe boxeur par Meloce crabe d'oursin par Robert Nopre

Je suis un crustacé et il existe de nombreuses espèces portant mon nom ; le crabe fantôme (photo 1) qui peut disparaître de ta vue instantanément en courant à plus de 20 km/h et en changeant constamment de direction ; le crabe des cocotiers (photo 2) qui casse les noix de coco avec ses pinces et adore chaparder tout ce qu’il peut trouver ; le crabe bleu (photo 3) dont les pinces sont bleues chez le mâle et rouges chez la femelle ; le crabe-taupe (photo 4) qui est une véritable sentinelle de l’environnement car il fuit les eaux polluées par le pétrole ; le petit crabe boxeur qui se défend grâce à ses deux plumeaux urticants (photo 5) ; le crabe ami des oursins qui se blottit au coeur de leurs piquants (photo 6).

Crevette

Photo 1 : Siratus© - Photo 2 et 3 : Méloce© Récifal P.A.C.A - Photo 4 : Patrice Delmotte© Aqu@losss – Photo 5/6 : Robert Nopre © – Photo 7 : Christian Coudre© Côte Bleue - Photo 8 : Gilles Cavignaux © – texte de Marjolaine Marchal©

Crevette des Philippines par Siratus Crevette nettoyeuse par Méloce  la crevette pistolet de méloce

Crevette grise commune par Aqu@loss Crevette nettoyeuse par Robert Nopre Crevette du Yucatan dans son anémone par Robert Nopre

 crevette épineuse par Christian Coudre  crevette et ses oeufs par Gilles Cavignaux

Je suis un crustacé avec 5 paires de pattes pourvues de cils qui facilitent ma nage. La gambas est géante qui peut atteindre 20 cm mais très souvent je suis très petite voire minuscule. On dit que je suis ovipare car je ponds des oeufs (photo 8 ). L’une d’entre nous porte le nom de « pistolet » (photo 3) car ses pinces émettent un claquement sec semblable à celui de cette arme à feu. Certaines, appelées « nettoyeuses » (photo 2/5/6), débarrassent les poissons de leurs parasites en les mangeant. Celle qui vit dans la mer des Caraïbes, dite « de Yucatan », est elle aussi une nettoyeuse mais c’est aux anémones de mer qu’elle offre ses services. En échange, ces dernières la protègent contre ses prédateurs grâce à leurs tentacules urticants (photo 6). Quant à celle dite « épineuse » (photo 7), tu auras du mal à l’apercevoir car elle ne sort que la nuit.

Dauphin

Photo 1 : Vincent Maran© : DORIS FFESSM  – Photo 2 : Julien Stein© Marine Photobank - Photo 3 : Laétitia© – Photos 4 : Wikipédia - Personnage du conte et texte de Marjolaine Marchal©

têe de dauphin par Vincent Maran dauphin par Julien Stein  dauphin en parc aquatique par laetitia

dauphin qui saute  Fanbtin le dauphin par Marjolaine Marchal 

Je suis un mammifère, la plupart du temps, marin mais certaines espèces vivent dans les fleuves.  Je vis en troupeau mais certains mâles sont solitaires. Je suis un cétacé à dents dont le museau s’appelle rostre. C’est grâce à mon melon, la masse visible sur mon front, que je peux émettre et recevoir des ultrasons. Il y a 3 sortes de sons : des clics, des sifflements et des aboiements semblables à ceux des chiens. On dit de moi que je suis intelligent, en effet j’imite les gestes et les mots des humains. On dit aussi que je suis sociable, il est vrai que je sais me montrer affectueux avec les hommes.

Daurade ou dorade

Photo 1 : Christian Coudre© Côte Bleue - Photos 2 et 3 : Véronique Lamare© DORIS FFESSM  – texte de Marjolaine Marchal©

Daurade royale par Christian Coudre Daurade de face par Véronique Lamare  J'ai faim ! par Véronique Lamare  

Je suis un gros poisson aux lèvres très épaisses. En hiver, je me tiens éloigné des côtes et au printemps, je reviens pour me rassembler dans les ports et les estuaires afin d’y passer l’été. Grâce à ma puissante dentition, je sais briser les carapaces de crabes. Si j’ai des reflets bleutés et argentés, je suis dite « royale ». Et sache que lorsque je nais, je suis mâle puis, après quelques années, je me transforme en femelle. On dit de moi que je suis hermaphrodite.

Dollar des sables

Photo 1 et 3 : Christian Poirier© Plongeetech  – Photo 2 : Siratus© – texte de Marjolaine Marchal©

Dollar des sables par Christian Poirier Dollar des sables et son étoile par Siratus  Dollar des sables par Christian Poirier  

Je suis une espèce de la famille des oursins toute plate et garnie de très petites épines qui me procurent une texture veloutée. Pour m’alimenter, je filtre l’eau. J’ai 5 rangées de pieds qui me permettent de me déplacer lentement. Sur mon dos, tu peux voir un dessin d’étoile. Ma bouche se trouve sur mon ventre. Mon diamètre maximum est de 8 cm. Je passe la majeure partie de mon temps enfoui dans le sable où l’on peut me trouver en grand nombre. A San Francisco, certaines personnes m’attachent à un ruban rouge et vert pour me suspendre dans les arbres de Noël.

Eperlan arc-en-ciel

Photo 1 : Guy Trencia© Comité de bassin de la rivière Fouquette - Photo 2 : J. Matte© Tessier et fils - Photo 3 : Patrick Milette© Vidéo-chasse-pêche - texte de Marjolaine Marchal©

eperlan arc-en-ciel par Guy Trancia

Cabane à pêcheurs par J.matte éperlan arc-en-ciel par Patrick Milette

Je suis un petit poisson mince d’un vert transparent dont le ventre argenté est tacheté de petits points noirs. Mes dents sont bien développées car je me nourrie, entre autre, de petits poissons. Je vis en banc dans les océans Atlantique et Pacifique de l’hémisphère nord et dans les lacs canadiens.  Les touristes et autres amateurs me pêchent sous la glace. Pour ce faire, ils s’abritent dans des « cabanes à éperlan » (photo 2) dans laquelle, au milieu, un trou creusé permet de m’attraper.

Eponge de mer

Photos 1 à 5 : Siratus© - Photo 6 : Patrice Petit de Voize© DORIS FFESSM  - Personnage du conte et texte : Marjolaine Marchal©

Eponge boule rose par Siratus  Eponge balle de tennis par Siratus

Eponge feuille par Siratus  Eponge orange par Siratus  Eponge barrique par Siratus

Eponge tube de fer oscules et pores inhalants par Patrice Petit de voize  Suzon l'éponge par Marjolaine Marchal

Je peux vivre aussi bien à quelques mètres de profondeur que dans les profondes fosses océaniques. Je suis mi animal/mi végétal, sans tête, ni bouche, ni poumons, ni sexe, ni anus. Par contre, je possède un squelette qui, une fois séché, devient l’éponge de toilette que tu possèdes chez toi. Je respire et me nourris de débris organiques que la mer me fournit. Ce que j’ingère rentre par mes pores inhalants et ce que je rejette sort par mes trous nommés oscules (photo 6).

Etoile de mer

Photo 1 : Frédéric ANDRE© DORIS FFESSM  - Photo 2 : Christian Poirier© Plongeetech – Photo 3 et 4 : Siratus© - Photo 5 : Patrice Delmotte© Aqu@losss - texte de Marjolaine Marchal©

Etoile peigne par Frédéric ANDRE Etoile polaire qui protège ses oeufs par Christian Poirier

Etoile de mer bleue par Siratus  Etoile de velours par Siratus  Etoile bossue par Aqu@loss 

Je suis un animal dont il existe 1600 espèces différentes. La plus grande jamais observée, atteignait 1 m 30. Je possède des ventouses qui me permettent de me fixer et de marcher. Je suis dotée de 2 estomacs et, généralement, de 5 bras. Si jamais je devais en perdre un, un autre repousserait en moins d’un mois. Je suis un prédateur vorace pour le corail et les coquillages. Je peux faire sortir un de mes estomacs par ma bouche. Il se glisse alors à l’intérieur du coquillage et en digère son contenu. Lorsque je protège mes oeufs je me mets en spirale (photo 2).

Fou de Bassan

Photos 1 : Lucy Kemp© Marine Photobank - Photo 2 : Jean-Michel Hugues Dit-Ciles© Emotion Jura - Photos 3 et 4 : Michel Lamarche© FindNature – Personnage du conte et texte : Marjolaine Marchal©

Couple de fous de Bassan par Lucy Kemp  t^te de fou de Bassan par Jean-Michel Hugues Dit-Ciles

 Colonie de fous de Bassan par Michel Lamarche  Fou de Bassan en plongée par Michel Lamarche  Abou le fou de Bassan par Marjolaine Marchal

Il parait que les constructeurs d’avions se sont inspirés de moi pour créer le Concorde. Je suis un grand oiseau qui peut mesurer jusqu’à 1 m 80 d’envergure. Je plonge dans l’eau comme une flèche à près de 100km/h jusqu’à 6 ou 7 m. Je crée alors une onde de choc qui assomme les poissons que je n’ai plus qu’à engloutir avant de remonter. C’est sans doute pour cela qu’on m’a surnommé « fou ». Si l’on dit de moi que je suis de Bassan, c’est que je dois mon nom au récif de Bass Rock en Ecosse. Je vole principalement en haute mer mais, en été, tu peux m’apercevoir longeant la côte nord de la Bretagne et en colonie sur les hauts rochers.

Gorgone

Photos 1/2/3 Siratus© - Photo 4 :  Wikipédia - texte de Marjolaine Marchal©

Gorgone géante de 30 m par Siratus  Gorgone-balai par Siratus  Gorgone par Siratus

La Méduse de Michelangelo Merisi da Caravaggio dit Le Caravage - 1598

Je suis de la famille du corail mais je me distingue de lui. En général je suis plus grande et je vis à de plus grandes profondeurs que lui. D’aspect, je ressemble souvent à un arbre ou à un éventail en dentelle et mes branches sont plus fines. Dans la mythologie je suis une créature malfaisante. La plus connue se nomme Méduse. Ses dents sont des crocs de sanglier, son cou est garni d’écailles, sa chevelure est hérissée de serpents et ceux qui la regardent dans les yeux se transforment en pierre.

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Publié dans:DICO de la mer |on 17 septembre, 2008 |3 Commentaires »

Le ptit dico de la mer de H à Z

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 Pour lire le conte « Fantin le dauphin s’en va-t-en guerre » mettant en scène les habitants de la mer que tu vas découvrir clique sur le dauphin

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.Bonne plongée moussaillon !

Hippocampe

Photo 1 : Béatrice© – Photo 2 : Siratus© - Photo 3 : Kelly Graham© Marine photobank - Photo 4 : Gilles Cavignaux© – Photo 5 : Vincent Maran© DORIS FFESSM  - Photo 6/7/8 : Rudie H Kuiter© -  Personnage du conte : Marjolaine Marchal©

Hippocampes séchés par Béatrice Hippocampe pygmé par Siratus  hippocampe par Kelly Graham

Bon appétit ! par Gilles Cavignaux Hippocampe à museau court par Vincent Maran 

hippocampes amoureux par Rudie H Kuiter Naissance dhippocampes et bébés par Rudie H Kuiter  Hippo le Chef de la troupe des hippocampes par Marjolaine Marchal

On m’appelle aussi cheval de mer, peut être parce que je ressemble au cavalier du jeu d’échecs.  Je n’ai pas d’écaille mais je suis recouvert de plaques osseuses et je porte mes empreintes digitales sur la couronne qui orne ma tête.  Comme pour le caméléon, mes yeux bougent indépendamment l’un de l’autre ce qui me permet de mieux détecter ses proies. Je peux changer de couleur pour me fondre dans le paysage marin. Chez nous se sont les mâles qui portent les oeufs et mettent au monde les bébés (photo 7/8). Je suis une espèce protégée en voie de disparition. Si pendant tes vacances au bord de la mer tu me trouves séché dans les magasins (photo 1), penses-y très fort et prends la bonne décision…

Homard

Photo 1 : Christian poirier© Plongeetech - Photo 2 : Chantal DeMers© – Photo 3 : Siratus©

Homard par Christian Poirier homard par Chantal Demers homard par Siratus 

Je suis un crustacé à 10 pattes doté d’énormes pinces. Je préfère les mers froides. Je suis un animal nocturne. Solitaire, je chasse la nuit, et en journée je reste dans mon terrier que j’ai creusé sous les rochers. Mes principaux prédateurs sont le poulpe et l’homme. Ma carapace bleue noire vire à l’orangé lorsque l’on me fait cuire. On me capture à l’aide de casiers. Malheureusement, on me pêche beaucoup trop et je me raréfie.

Langouste

Photo 1 : Robert Nopre © – Photos 2/3 : Siratus© 

Langouste dans une éponge par Robert Nopre  Langouste Royale par Siratus  Antennes de langouste royale qui dépassent de sa cachette par Siratus  

Je suis un crustacé doté de 10 pattes. Je possède de très longues antennes et ma tête est couverte d’épines. Par contre, je n’ai pas de pinces. On peut me trouver, en banc, dans les eaux tropicales ou tempérées. Si je dois fuir, je me propulse en arrière. Régulièrement je mue, c’est-à-dire que je perds ma vieille carapace et la remplace par une nouvelle. J’aime me cacher dans les rochers en laissant juste mes antennes dépasser (photo 3) mais il peut m’arriver aussi de me faufiler à l’intérieur des éponges de mer (photo 1). Je suis une espèce protégée par des textes internationaux.

Lotte

 Photo 1 : Jean-Michel Hugues Dit-Ciles© Emontion-Jura - Photos 2/3 : Gilles Cavignaux© DORIS FFESSM  

Lotte par Jean-Michel Hugues Dit-Ciles  Oétail de l'oeil de la lotte par Gilles Cavignaux  Lotte en mode camouflage par Gilles Cavignaux

On m’appelle aussi baudroie ou crapaud-pêcheur en raison de mon énorme tête particulière. Je n’ai pas d’écailles et suis lisse comme un caillou. Je suis un grand poisson marin qui à l’âge de 20 ans peut atteindre deux mètres. Pour chasser le poisson, je me cache dans le sable ou la vase et j’attends qu’il passe à ma portée. J’agite alors mon appendice luminescent qui me permet de l’aspirer  avant que ma bouche dotée de dents pointues se referme comme un piège. Je suis capturé par les chalutiers et ce qui régale les hommes c’est ma queue.

Maquereau

Photo 1 – Wikipédia - Photos 2/3 : Daniel Brillant  ©Charlie B / db38 - Photo 4 : Philippe© Palavas.free

Maquereaux en poissonnerie - domaine public

Tête du maquereau par Daniel brillant Macro de l'oeil du maquereau par Daniel brillant Hameçon de la mitraillette à maquereaux par Philippe

Je suis un poisson de haute mer au corps effilé zébré de raies noires et je nage vite. On me trouve en bancs dans des eaux froides, l’été, et en automne, je migre vers des eaux plus chaudes. Je me nourrie essentiellement de zooplancton. Je ne deviens prédateur que lorsque je suis en période de reproduction. On peut me pêcher à la mitraillette. Cette mitraillette se compose de 7 hameçons garnis de plumes multicolores. Tu peux manger ma chair crue en sushi et sache que j’ai une action bénéfique sur ton système cardiovasculaire.

Méduse

Photo 1 et 4 Vincent Maran© et photo 2 Alain-Pierre Sittler© : DORIS FFESSM - Photo 3Siratus©

 Méduse cyanée par Vincent Maran  Méduse oeufs au plat par Alain-Pierre Sittler Méduse des Philippines par Siratus

 Banc de méduses communes (aurelia aurita) par Vincent Maran

Je suis un prédateur et je paralyse mes proies grâce à mon venin. Je peux être minuscule comme gigantesque. A mon ombrelle sont attachées des tentacules. C’est la contraction des muscles de mon ombrelle qui me propulse par bonds mais je me déplace lentement en me laissant entraîner par les courants. En cas de piqûre ne frotte surtout pas.  Enlève les fragments de tentacules avec une pince à épiler ; applique de la mousse à raser ou du sable que tu enlèveras délicatement avec un carton ; rince à l’eau salée tant que dure la sensation de brûlure ; et enfin, applique un antiseptique.

Mérou

Photos Frédéric ANDRE© DORIS FFESSM

Mérou brun par Fédéric ANDRE  Mérou brun par Frédéric ANDRE  Mérous bruns par Frédéric ANDRE   

Je suis un poisson imposant, trapu et tacheté, avec une grande bouche. Adulte, je peux mesurer jusqu’à 1 m 50. J’affectionne les mers chaudes et tu peux me trouver en Méditerranée. Je suis une espèce hermaphrodite, d’abord femelle, je deviens mâle ensuite. Solitaire et méfiant, je vis dans des grottes et je défends âprement mon territoire. Je chasse à l’affût et je broie mes proies avec mes puissantes mâchoires.  Je ne suis pas farouche avec l’homme et je me laisse approcher et caresser par les plongeurs. Mais attention, je suis armé de solides épines.  

Mouette

Photos 1/2/3 : Sylvain Houpert© Fotooizo - Photo 4 : Philippe Larue© Zozieaux.fr - Personnage du conte : Marjolaine Marchal©

Mouette de Bonaparte par Sylvain Houpert  Mouettes mélanocéphales par Sylvain Houpert  Mouette pygmee par Sylvain Houpert  

Mouette rieuse par Philippe Larue Ninette la mouette par Marjolaine Marchal

Nous faisons partie de la même famille que le goéland. Nous nous ressemblons et souvent les hommes nous confondent. Mais nous sommes plus petites que lui.  Tu peux nous trouver dans le monde entier, en mer, sur les terres et, pour certaines d’entre nous, dans les villes. L’espèce dite « rieuse » (photo 4) est la plus commune en France ; celle dite « mélanocéphale » (photo 2), très commune en mer Méditerranée, est celle dont les pattes et le bec sont le plus rouge ; celle dite « pygmée » (photo 3) est la plus petite ; quant à celle dite « de Bonaparte » (photo 1), elle doit son nom à un célèbre ornithologue du 18ème siècle, neveu de Napoléon Bonaparte.

Murène

Photo 1 : Vanessa Monnié© Plongeeonline – Photo 2 : Siratus© - Photo 3 : Charlie Gouin© et photo 4 : Gilles Cavignaux© DORIS FFESSM - Photo 5 : Robert Nopre © – Photo 6 : Joelle Roung© Contre-plongee 

murène ruban par Vanessa Monnié  Murène géante par Siratus  Murène commune posée sur le fond par Charlie Gouin

La murène et ses parasites par Gilles Cavignaux.jpg Murène brune tâchetée par Robert Nopre  Murènes par Joelle Roung

Je peux mesurer jusqu’à 3 m de long et même si je ressemble à un effrayant serpent, je suis un poisson. Certains plongeurs arrivent à me caresser mais il faut être prudent. Je suis capable de tordre une flèche en acier comme un simple fil de fer avec ma mâchoire. Régulièrement de petites crevettes viennent se nourrir à l’intérieur de ma bouche en me nettoyant les dents. J’ai une fonction de nécrophage qui joue un rôle écologique dans l’équilibre des fonds marins. En effet, je débarrasse l’eau des mers et océans des individus malades ou morts en m’en nourrissant.

Narval

Photo 1 : domaine publique - Photo 2 : Wikipédia - Photo 3 : Marie Auger-Méthé© Ice Unicorn - Personnage du conte : Marjolaine Marchal©

Narvals narval

narval par Marie Auger-Méthé Le Général Narval par Marjolaine Marchal

Appelé également licorne des glaces, je suis un mammifère pacifique de la famille des cétacés à dents vivant dans les eaux froides. En principe, je n’ai qu’une dent mais il peut m’arriver d’en avoir deux. Torsadée, elle ressemble à une corne et peut mesurer jusqu’à 3 m de long ! Si elle est abîmée, elle peut se réparer seule, mais si elle est cassée, elle ne repoussera pas. Les Inuits font de la bouillie avec ma graisse et en nourrissent leurs chiens de traîneaux. Malheureusement, ma population est en déclin notamment à cause du réchauffement climatique et de la pollution des océans.

Oursin porte lance

Photo 1 et 5 : Siratus© – Photo 2 et 8 : Robert Nopre© - Photo 3/4/11 : Christian Coudre© Côte Bleue – Photo 6 et 7 de Frédéric ANDRE© ; photo 9 de Alain-Pierre Sittler© ; photo 10 de Michel Péan© : DORIS FFESSM - photo 12 Wikipédia 

Oursin porte lance par Siratus  Oursin porte lance par Robert Nopre  Oursin porte lance par Christian Coudre

Je suis une boule de 4 à 5 cm de diamètre. Je porte quelques piquants aussi longs et épais qu’un crayon. Ils assurent ma protection. J’en ai aussi d’autres, plats et plus petits, qui me permettent d’avancer avec aisance. Je suis un carnivore pourtant on dit que je broute. Je me nourrie surtout d’éponges mais j’aime aussi les algues. Mes principaux prédateurs sont les langoustes et les hommes. Ces derniers se servent de mes piquants pour fabriquer des colliers destinés aux touristes… Mon espèce n’a pas de dents mais la plupart de mes congénères en possèdent 5 (photo 10). Elles sont placées à l’extrémité de leur bouche nommée « lanterne d’Aristote ». Elle doit ce nom au célèbre philosophe grec Aristote qui, environ 350 ans avant Jésus-Christ, fut le premier à nous observer et à nous décrire.

Voici quelques uns de mes congénères et le portrait d’Aristote :

Oursin granuleux par Christian Coudre  Oursin bonnet de prêtre par Siratus  Oursins coeur par Frédéric ANDRE

Oursin diadème par Frédéric ANDRE Oursin par Robert Nopre  Oursin melon par Alain-Pierre Sittler

Les 5 dents de l'oursin grimpeur par Michel Péan  Pieds d'oursin par Christian Coudre  Aristote

Palourde

 Photo 1 : Marjoledino – Photos 2 et 3 : Rémi Masson© DORIS FFESSM 

Palourde à la poissonnerie par marjoledino.jpg Palourdes par Rémi Masson  Trous formés par les palourdes par Rémi Masson   

Je suis un mollusque qui se déplace de 6 m par mois environ. Pour me pêcher, viens à marée basse, arme toi de patience et n’oublie pas la casquette pour éviter l’insolation.  Tu me repèreras grâce aux 2 trous que je laisse à la surface du sable (photo 3). Si je suis une femelle les deux trous formeront un 8, si je suis un mâle ils seront bien distincts. Tu m’attraperas en creusant avec une fourchette, si possible, à deux dents. Toutefois, si je fais moins de 4 cm, tu devras me relâcher car ma capture est réglementée en France.

Plancton

 Photo 1 : Christian Coudre© Côte Bleue - Photos 2/3/4 Wikipédia 

Zooplancton par Christian Coudre

 zooplancton - domainepublic  zooplancton - domaine public  Phytoplancton - domaine public

Je suis l’ensemble des petits organismes vivants dans les eaux douces, saumâtres ou salées. Si je suis d’origine animale, on parlera de zooplancton (photos 1 à 3). Si je suis d’origine végétale, on utilisera le terme de phytoplancton (photos 4). Je suis la principale nourriture des baleines à fanons et le premier maillon des chaînes alimentaires marines. Je n’ose même pas imaginer ce qu’il adviendrait des mers et océans de notre magnifique planète si notre activité continuait à chuter aussi fortement et aussi régulièrement que ces dernières années.

Poisson chirurgien

Photo 1 : Robert Nopre © – Photos 2 et 3 : Chmools©

chirurgien bleu par Robert Nopre  chirurgien jaune par Chmools  chirurgien jaune par Chmools  

Je suis un petit poisson vivant dans les récifs coralliens du Pacifique et de l’océan Indien mais je suis également très prisé comme poisson d’aquarium. Les plus connus sont jaunes citron, mais je peux être bleu, argenté, zébré… On m’appelle chirurgien car je possède une paire d’écailles aussi coupantes que des scalpels (en blanc sur les photos). Quand je suis calme mes nageoires sont légèrement aplaties (photo 2) mais si l’on m’énerve je les déploie au maximum (photo 3). Grâce à mon long museau effilé je peux manger des algues profondément enfouies dans le corail.

Poisson épée

 Photos Captain Tony©

Saut d'espadon par Captain Tony  L'espadon fraîchement pêché de Ted par Captain Tony Espadon par Captain Tony

Plus communément appelé espadon ou marlin, je suis un des poissons le plus rapide au monde avec mes pointes de 100 km/h. Je suis très grand et je peux mesurer jusqu’à 5 m. Mon rostre, qui n’est que le prolongement de ma mâchoire supérieure, possède la forme d’une lame d’épée, d’où mon nom. Il me sert à tuer les poissons que je veux manger en le balançant. Ma chair blanche, ma queue et mes ailerons sont délicieux. Les hommes aiment me pêcher car je suis un vaillant adversaire. Je suis la cible préférée des milliardaires qui me pêchent depuis leurs yachts dans les eaux tropicales et tempérées.

Poisson perroquet

Photo 1 : Robert Nopre ©Photo 2 : Wikipédia Photo 3 : Siratus©

Poisson perroquet gris par Robert Nopre  poisson perroquet - domaine public  j'ai faim ! Siratus  

Je suis un poisson tropical aux couleurs vives qui vit en bancs serrés dans les récifs de corail. Mon bec crochu fait penser à celui d’un perroquet. Il me sert à broyer les coquillages et la roche sur laquelle poussent les algues dont je me nourris.  Je broie la roche que j’avale jusqu’à la transformer en sable pour ensuite l’expulser. Je rejette ainsi plusieurs tonnes de sable fin durant ma vie. Manger m’épuise tellement que je suis toujours le premier couché et le dernier levé de tous les poissons du récif. Mon sommeil est si lourd qu’un plongeur peut m’attraper sans me réveiller.

Poissons pilote

 Photo 1 : Julien Stein© Marine Photobank - Photo 2 : Wikipédia 

requin et un poisson pilote naucrates ductor par Julien Stein  Remora vu de dessous

On désigne sous mon nom deux sortes de poissons : les naucrates ductor (photo 1) et les rémoras (photo 2). Nous nageons dans le sillage des tortues de mer, des raies, des cétacés, et surtout, des requins ! Non seulement, en tant que charognards, nous nous nourrissons des restes de leurs repas mais, en plus, nous avançons sans nous fatiguer grâce à l’aspiration qu’ils produisent. Les naucrates ductor sont zébrés de noir et de blanc, quant aux rémoras, ils possèdent une ventouse qui leur permet de se fixer sur le dos ou sur le ventre de leur hôte.

Poisson torpille 

Photos 1 et 2 Vincent Maran© DORIS FFESSM  - Photo 3 : Robert Nopre ©

Raie torpille par Vincent Maran Raies torpille par Vincent Maran  Raie torpille par Robert Nopre  

Je suis une raie. La plus grande de mon espèce pèse 90 kg. Je produis des décharges électriques pour me défendre ou pour chasser poissons, crustacés et mollusques. Mes décharges sont insuffisantes pour commotionner fortement un homme mais il est préférable de ne pas me prendre à la main car la secousse peut, toutefois, être violente. Mon organe électrique est utilisé dans les recherches sur le système nerveux. Te serais-tu douté que jusqu’au 17ème siècle on m’appliquait vivant au sommet du crâne de personnes souffrants de maux de tête ?

Poulpe (le)

Photo 1 :  Frédéric ANDRE© DORIS FFESSM  Photos 2/3 : Siratus©

Poulpe tacheté par Frédéric ANDRE Sépiole par Siratus  Gros plan sur le poulpe diurne par Siratus  

Appelé également pieuvre, je suis un mollusque solitaire qui colonise l’ensemble des fonds marins. Je possède 8 bras, appelés tentacules, pouvant comporter chacun jusqu’à 200 ventouses. On dit de moi que je suis un céphalopode car mes bras sont directement rattachés à ma tête.  Il existe d’autres espèces de céphalopodes comme les sépioles (photo 2) qui n’excèdent pas les 5 cm. Je suis sourd et muet mais ma vue est excellente. De plus, je suis très intelligent. On m’a déjà vu ouvrir une bouteille afin de prendre la nourriture enfermée à l’intérieur. Quelque soit ma taille, je suis totalement inoffensif. L’encre noire que je projette n’est qu’un écran pour me protéger.

Raie

Photo 1 et 2 : Questover© Marine Photobank - Photo 3 : Siratus© - Photo 4 : Paolo Macorig©  Marine Photobank  – Photo 5 : Rick Starr© SIMoN/NOAA 

Raie Manta par Questover  Vue du dessous d'une raie Manta par Questover  

 Raie pastenague par Siratus  Devil ray (espèce de la raie Manta) par Paolo Macorig  Raie à côté d'une étoile de mer par RickStarr

Je suis un poisson plat cartilagineux avec des nageoires en forme d’ailes que les cuisiniers aiment cuisiner au beurre. J’habite les fonds marins et j’aime me cacher sous le sable. Certaines espèces possèdent un dard dont les piqûres, rarement mortelles pour l’homme, sont par contre douloureuses. La plus grande d’entre nous s’appelle Manta (photo 1 et 2).  Elle est totalement inoffensive malgré ses 7 m d’envergure. Comme tu dois t’en douter, je nage, mais savais-tu que je peux aussi sauter et presque voler ? (photo 4).

Requin tapis barbu

 Photos  Gérard Soury© - Personnage du conte : Marjolaine Marchal©

Requin tapis doré par Gérard Soury  Requin tapis tacheté par Gérard Soury

Requin tapis barbu de Gérard Soury Vulkin le requin tapis barbu par Marjolaine Marchal

Je suis un grand poisson cartilagineux au corps large et aplati. Je passe la majorité de mon temps posé sur les fonds marins et j’adore me dissimuler dans les épaves. Mon espèce comporte des individus dits « tachetés » (photo 2) et d’autres dits « dorés » (photo 1). On dit de moi que je suis barbu (photo 3). En effet, mes nombreux barbillons, qui sont en fait des morceaux de chairs, font penser à une barbe. Comme pour tous mes congénères mes dents sont mobiles et réparties sur plusieurs rangées. Lorsque l’une d’elle tombe ou est abimée, une dent de la rangée suivante la remplace automatiquement. Contrairement aux préjugés, comme beaucoup d’entre nous, je ne suis pas agressif envers l’homme mais il ne faut pas me titiller…

Rouget

Photo Siratus © – Photo 2 : Robert Nopre ©

Rouget par Siratus Banc de rougets à queue jaune par Robert Nopre

Je suis un poisson Méditerranéen mais avec le réchauffement climatique, je tends à remonter vers le nord. Je vis en couple ou en groupe sur les fonds vaseux ou sablonneux. Pour me nourrir, j’enfouie ma tête dans le sable et, à l’aide de mes deux barbillons qui ressemblent à une moustache, je recherche des vers et des crustacés. Malheureusement pour moi, je laisse des traces très visibles sur le sol ce qui attire le regard de mes prédateurs. Ma robe peut revêtir différentes teintes mais elle devient surtout rouge lorsque l’on me sort de l’eau, comme si je prenais un coup de soleil.

Sardine

 Photo 1 : Christian Coudre © Côte Bleue- Photo 2 : Robert Nopre ©

Sardines par Christian coudre  Banc de sardines par Robert Nopre

Je suis un petit poisson mesurant au plus une vingtaine de cm. Je possède un ventre argenté et un dos bleuté. J’évolue au large, en bancs compacts (photo 2), à plusieurs dizaines de mètres de la surface. En été, tu me trouveras dans le nord, et en hiver, dans le sud. Je me nourris de plancton mais aussi d’œufs de poissons. Savais-tu qu’avant de me retrouver en boîte je suis frite, séchée puis rangée une à une au côté de mes congénères, et enfin, recouverte d’huile ? Je suis excellente pour t’aider à grandir car je suis très riche en calcium, surtout si tu me manges avec les arêtes.

Sirène

Photo 1 : Matahari © - Photo 2 : Catz© – Photo 3 : Catherine Bazin©

Tableau de Matahari ulysse et les sirènes version catz  Sirène de l'Armada - Figure de proue du Thalassa (Pays Bas) par Catherine Bazin 

Je suis une créature mythique immortelle. Selon la tradition antique, je suis mi-femme mi-oiseau et selon la tradition médiévale, je suis mi-femme mi-poisson. Les deux premiers siècles de ma vie je m’amuse et découvre l’océan mais, très vite, je m’ennuie.  J’ai alors besoin d’aimer et de me faire aimer par un humain. Pour ce faire, je les charme en chantant et les oblige à me suivre sous les flots. La littérature m’a rendue célèbre grâce à l’Odyssée d’Homère. Ulysse, le héros de l’histoire, s’est fait attacher au grand mât de son navire par ses compagnons. Il a ainsi pu écouter mon chant envoutant sans succomber à l’envie de me suivre (photo 2).

Tortue de mer

Photo 1 : Vincent Maran © DORIS FFESSM  - Photo 2 : Siratus© - Photo 3 : Wikipédia 

 Tortue imbriquée par Vincent Maran  La tortue imbriquée de Siratus a faim !  Tortue luth - domainepublic

Je nage rapidement en formant des 8 et parfois j’atteins les 35 km/h.  La plus grosse et la seule qui n’a pas de réelle carapace, celle dite « de Luth » (3ème photo), peut peser jusqu’à 800 kg. La plus petite, celle dite « de Kemp », n’en fait que 45 et est aussi la seule qui mord si on l’attrape. Si tu vois une cicatrice sur ma carapace dis-toi que j’ai combattu un requin. Sept espèces sont encore présentes dans tous les océans du monde à l’exception de l’océan Arctique. Nous sommes toutes menacées d’extinction, et plus particulièrement celle dite « de Luth » qui, elle, est en danger critique d’extinction.

Uranoscope

Photo 1 : Laetitia Scuiller© Plongeeonline - Photo 2 de Frédéric ANDRE© et photo 3 de Gilles Cavignaux© : DORIS FFESSM - Photo 4 : Jabba and Co© Aqua Goldfish

Uranoscope de Laetitia Scuiller  Gros plan sur la tête de l'uranoscope par Frédéric ANDRE Uranoscope par Gilles Cavignaux

Uranoscope bubble eyes en aquarium par Jabba and co

Je suis un poisson de Méditerranée que l’on appelle aussi rascasse blanche. Je suis l’un des poissons de la fameuse bouillabaisse de Marseille. Je possède des yeux posés sur mon crâne et tournés vers le ciel. Ma mâchoire inférieure possède une excroissance charnue qui me permet d’appâter mes proies. Pour ce faire, je m’enfouie dans le sable en ne laissant dépasser que mes yeux et mon excroissance. Je guette alors paisiblement les poissons et les invertébrés. Un autre poisson porte mon nom, un poisson très comique. C’est un poisson rouge, appelé aussi « bubble eyes » qui, lui, vit en aquarium ou en bassin et ne supporterait pas d’être libéré dans l’océan. Il possède sous les yeux deux grosses poches remplies de liquide. Elles sont très fragiles et l’handicapent dans sa nage.

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Publié dans:DICO de la mer |on 17 septembre, 2008 |9 Commentaires »

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