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Choconeige au Pays du Père Noël

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CHOCONEIGE

Chapitre 1

Il était une fois, un petit bonhomme qui n’était ni blanc, ni fait de neige. C’était un bonhomme en chocolat tout noir ! Noir de la tête aux pieds à une exception prêt : ses yeux, des petits yeux ronds et blancs, des yeux en chocolat blanc.

Ce petit bonhomme vivait heureux, au Pays du Chocolat, en compagnie de ses parents qui l’aimaient de tout leur cœur. Mais un jour, cette contrée lointaine fut assaillie par d’horribles et cruels dragons friands de chocolat. Ces derniers les pourchassèrent de jour comme de nuit. Le peuple du Pays du Chocolat tenta de résister mais leurs ennemis avaient une arme redoutable. Une arme qui soufflait des flammes et faisait fondre le chocolat ! Tous les bonhommes de chocolat, y compris les bons parents de notre jeune ami, périrent ainsi, fondus dans les ventres de ces abominables dragons. Enfin, tous sauf un. Ce brave petit bonhomme de chocolat qui réussit à leur échapper, parcourut mille et une contrées, brava mille et un dangers et se retrouva, un beau jour, dans un pays recouvert de neige blanche et parsemé de sapins verts.

Ce jour là, le bonhomme en chocolat était si fatigué qu’il s’assoupit au pied d’un sapin. Lorsqu’il se réveilla, un personnage ventru vêtu de rouge et blanc avec une grande barbe blanche et coiffé d’un bonnet rouge surmonté d’un pompon blanc se tenait devant lui et l’observait avec curiosité.

Choconeige, apeuré s’écria :

- Ne me faites pas de mal, je ne suis qu’un gentil bonhomme en chocolat !

- Ho ho ho ! N’aie pas peur de moi gentil bonhomme, c’est moi le Père Noël !

Et aussitôt,  le Père Noël le questionna sur ce que pouvait bien faire ici un bonhomme en chocolat.  Ce dernier lui raconta alors l’horrible malheur qui s’était abattu sur son peuple. Face à l’immense chagrin du petit bonhomme en chocolat, le Père Noël le prit dans ses bras, le serra très fort et le consola.

- Ho ho ho et comment t’appelles-tu gentil bonhomme ?

- Je n’ai pas de nom Père Noël. Au pays de chocolat, nous n’avons pas de nom. 

- Ho ho ho dans ce cas que dirais-tu si je t’appelais Choconeige ?

Le bonhomme de chocolat ravi de pouvoir porter un aussi joli nom accepta sans hésitation.

- Ho ho ho et maintenant suis-moi, tu as plein de choses à découvrir ! 

Choconeige suivit alors le Père Noël qui décida de l’élever comme s’il était son propre fils.

Chapitre 2

conte de noel père noel

Choconeige s’installa dans le magnifique et immense château de neige du Père Noël. Malheureusement, ce dernier était très occupé. Il devait veiller au bon fonctionnement de son immense usine à jouets et les lutins qui fabriquaient et emballaient les jouets lui causaient bien du souci. Souvent ils préféraient s’amuser plus tôt que de travailler. Si le Père Noël les laissait seuls, il ne serait jamais prêt pour la distribution de Noël. Il n’avait donc que très peu de temps pour s’occuper de Choconeige.

Aussi, pour lui rendre la vie agréable, il lui offrit une multitude de jeux et de jouets tous plus beaux les uns que les autres. Choconeige n’était pas habitué à être aussi gâté et il profita longuement de ce nouveau bonheur. Mais, au bout de quelques temps, il commença à s’ennuyer fermement. Jouer c’était très amusant mais Choconeige avait envie d’apprendre. Il en parla donc au Père Noël qui, après avoir réfléchi un instant, lui dit :

- ho ho ho très bien je vais t’envoyer à l’école des petits bonhommes de neige.

Dès le lendemain, Choconeige prit le chemin de l’école son cartable sur le dos. Il était ravi car, non seulement, il allait apprendre plein de choses mais, en plus, il allait se faire plein de nouveaux camarades. Il quitta donc le Château de neige, longea l’étable où se reposaient les rennes du Père Noël, traversa le village des lutins et arriva bientôt en vue de l’école des petits bonhommes de neige.

Chapitre 3

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Arrivé à l’école Choconeige attendit quelques instants derrière la porte et respira longuement pour se donner du courage. En effet, Choconeige en avait un grand besoin. C’était la première fois qu’il allait à l’école et il ne connaissait personne. Il toqua timidement et entendit maître Bonhomme dire :

- Entrez !

Choconeige rentra dans la salle de classe.

- Bonjour Maître Bonhomme, excusez-moi pour mon retard.

- Bonjour Choconeige. J’accepte tes excuses, lui répondit Maître Bonhomme avec un large sourire. Je t’attendais avec impatience. Assieds-toi ici près de Clémentine.

Choconeige s’assit et sourit à sa voisine de table Clémentine dont les petits yeux ronds et rieurs pétillaient de gentillesse. Clémentine lui rendit son sourire et sortit sa trousse qu’elle posa au milieu de la table prête à partager ses crayons. Maître Bonhomme présenta alors Choconeige à ses nouveaux camarades. 

- Voici Choconeige, un gentil petit bonhomme en chocolat qui habite dorénavant chez le Père Noël. Je vous demande de l’accueillir au sein de notre classe comme vous souhaiteriez, vous-même, être accueilli.

Choconeige sourit et, timidement, dit bonjour à ses nouveaux camarades. La plupart des petits bonhommes lui souhaitèrent chaleureusement la bienvenue. Mais, au fond de la classe, Cactus et Carotin, murmuraient entre eux :

- Tu as vu, il est tout noir ! C’est vraiment affreux ! Je me demande bien pourquoi le Maître l’a accepté à l’école ? chuchota Cactus.

- Tu as raison, c’est une école pour bonhommes de neige pas pour des bonhommes en chocolat, répondit Carotin.

- Tu crois qu’il pourrait être contagieux ? demanda Cactus.

- Ca ne m’étonnerait pas, répondit Cactus.

Le Maître qui avait tout entendu, fâché, ordonna aux deux bonhommes de neige de se taire immédiatement et ajouta :

- Ce que vous êtes en train de dire n’est pas digne de vous. Puisque c’est ainsi vous allez rentrer chez vous immédiatement. Pour les autres sortez vos livres de lecture.

Cactus et Carotin enchantés de savoir qu’ils allaient pouvoir aller s’amuser au lieu de travailler, se levèrent et quittèrent la classe sans se faire prier. Une fois à l’extérieur, ils se jurèrent de tout mettre en œuvre pour que Choconeige quitte l’école et ne revienne jamais.

méchants bonhommes de neige

Chapitre 4

Cactus et Carotin ne rentrèrent pas chez eux et profitèrent de ce temps libre pour se rendre au village des lutins.  Ils avaient entendu parler d’un lutin malfaisant nommé Faustin. Il avait été récemment renvoyé de l’usine par le Père Noël à cause des mauvais tours qu’il faisait aux autres lutins.

- Si quelqu’un peut nous aider à nous débarrasser de Choconeige, c’est bien lui, dit Cactus.

- Oui et je sais où il habite, suis-moi, ajouta Carotin.

Les deux vilains bonhommes de neige se rendirent alors, immédiatement, à l’igloo de Faustin.  Et, lorsque Cactus et Carotin lui parlèrent de leur intention, Faustin comprit aussitôt qu’en étant méchant avec Choconeige il se vengerait du Père Noël. Il accepta donc sans hésitation et marmonna tout en caressant ses longues oreilles pointues :

- Il va voir de quel bois je me chauffe, je ne m’appelle pas Faustin pour rien !

- Très bien, dit Cactus, alors comment fait-on !

- Faites-moi confiance, je vais vous concocter une potion maléfique. Il vous suffira d’en asperger ce… Boconeige… Loconeige…  Roconeige…  Enfin bref… Donnez-moi quelques minutes et je vous la prépare.

Faustin disparu alors au fond de son igloo et jeta les ingrédients nécessaires dans un chaudron qui chauffait sur le feu : 1 pomme de pin, 2 crottes de renne ; 3 poils de barbe du Père Noël ; 4 plumes de pingouin et 5 flocons de neige. Il prit ensuite une énorme cuillère en bois et commença à touiller, touiller et encore touiller jusqu’à ce que la potion maléfique commence à bouillir.

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Chapitre 5

Faustin revint bientôt auprès des deux compères une fiole de potion maléfique pleine à ras bord dans les mains en s’écriant :

- Voilà qui devrait vous aider à ridiculiser votre Loconeige, Boconeige…, enfin bref… votre bonhomme en chocolat ! Après ce tour, je parie qu’il n’aura plus envie de revenir à l’école ! Qui veut porter la fiole ?

- Moi ! s’écria Cactus.

- Non pas lui, moi ! s’écria Carotin.

Et les deux bonhommes de neige commencèrent à se chamailler.

- Et pourquoi ça serait toi ? continua Cactus.

- Et pourquoi ça serait toi ? répliqua Carotin.

- Stop ! intervint alors Faustin. Mettez-vous d’accord ou je garde la potion…

Mais les deux bonhommes de neige continuèrent.

- Et pourquoi ça ne serait pas moi ? dit Carotin.

- Et pourquoi ça ne serait pas moi ? répliqua Cactus.

Faustin, agacé par tant de stupidité, s’exclama alors :

- Très bien, je la garderai donc pour moi…

- Non attends ! s’écria Cactus, c’est d’accord, Carotin la porte jusqu’à l’école et ensuite il me la donne.

Mais, bien sûr, Carotin ne fut pas d’accord :

- Ah non, c’est toi qui la porte jusqu’à l’école et ensuite tu me la donnes ! 

Faustin à bout de patience, trancha alors :

- « 1-lu-tin-2-lu-tins-3-lu-tins-c’est-toi-qui-sur-le-che-min-pren-dra-la-fio-le-dans-les-mains ! »

Et ce fut Cactus qui gagna sous le regard jaloux de Carotin qui, bien évidemment cria à l’injustice ! Mais Faustin ne céda pas et, tout en remettant la fiole à Cactus, dit aux deux vilains bonhommes de neige :

- Il vous faudra verser cette potion maléfique jusqu’à la dernière goutte sur Boconeige, Roconeige… enfin bref. Et faites attention, ne vous en mettez pas sur vous ! Je vous aurai prévenu… Maintenant ouste ! Vous m’avez épuisé, je vais faire une sieste…

Cactus et Carotin s’en allèrent donc et oublièrent très vite leur querelle. Ils ne pensaient plus qu’à une chose : se débarrasser de Choconeige !

Chapitre 6

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Sur le chemin qui menait à l’école Cactus et Carotin furent pris dans une violente tempête de neige. Nos deux compères avançaient tant bien que mal, courbés sous le vent et incapables de voir plus loin que le bout de leur nez. S’ils avaient été raisonnables ils seraient retournés au village pour s’abriter mais, Cactus et Carotin n’étaient pas raisonnables.

De plus, ils étaient beaucoup trop pressés de jouer leur vilain tour à Choconeige pour abandonner si près du but. L’école se trouvait très près maintenant. Aussi, ils continuèrent à avancer, pas après pas, courbés par le vent et aveuglés par la neige qui tourbillonnait.  Mais, tout à coup, nos deux compères s’envolèrent dans les airs et, tels des pantins, en tourbillonnant au cœur d’une tornade qui les avait happé alors qu’ils franchissaient la grille de l’école. Pris de panique Cactus oublia bientôt qu’il tenait la fiole et ouvrit les mains pour s’agripper à Carotin. Aussitôt fait, la fiole s’envola à son tour…

Pendant ce temps, à l’école des bonhommes de neige, tous les petits bonhommes, nez collés aux fenêtres, regardaient la terrible tempête qui sévissait dehors. Choconeige, lui, était ravi et se réjouissait de ce spectacle qu’il voyait pour la première fois de sa vie ! C’était si joli ! Il n’avait qu’une envie, sortir.

Dès que Maître Bonhomme eut tourné le dos, il ouvrit donc la porte et partit à la chasse aux flocons. Heureux, il courait et sautait au milieu des flocons qui lui rappelaient les pépites de chocolat blanc qui tombaient du ciel au Pays du Chocolat. Mais soudain il entendit des cris au lointain. C’était Cactus et Carotin ! Il en était sûr, il avait reconnu leur voix ! Choconeige essaya de les retrouver mais c’était peine perdue, ils étaient bien trop haut dans le ciel pour qu’il puisse les apercevoir… Et comme Choconeige était sage, il regagna le plus rapidement possible la classe pour avertir Maître Bonhomme.

Chapitre 7

Le temps de tout expliqué, la tempête s’était subitement calmée. La classe entière se rua alors dans la cour pour voler au secours de Cactus et de Carotin.

- Cactus ! Carotin ! Où êtes-vous ?

- Cactus ! Carotin ! Répondez-nous ?

C’est alors que les deux compères tombèrent du ciel en plein milieu de la cour tête la première dans la neige et les fesses en l’air.

Maître Bonhomme, Choconeige et tous les petits bonhommes accoururent. Et alors qu’ils s’apprêtaient à les aider à se relever, la fiole tomba du ciel à son tour, rebondit sur les fesses de Cactus puis s’écrasa sur celles de Carotin. La fiole éclata en mille morceaux et aspergea de potion maléfique les deux popotins des deux vilains bonhommes de neige qui de blanc virèrent au noir en une seconde !

- Booh ! Cactus et Carotin ont les fesses noires ! Cactus et Carotin ont les fesses noires ! se moquèrent alors les petits bonhommes de neige.

Les deux compères sortirent la tête de la neige et vérifièrent chez l’autre ce qu’ils craignaient pour eux-mêmes… La potion maléfique s’était retournée contre eux !  Ce qu’ils ne savaient pas, enfin pas encore, c’est que ce n’était que le début. Le mauvais sort de Faustin n’avait pas encore dit son dernier mot…

- Oh regardez ! s’écria un de petits bonhommes, on dirait qu’il leur pousse quelque chose sur les fesses !

Et effectivement, une longue queue poilue rose vif poussait sur leur arrière-train !

- Tu as vu ? C’est vraiment affreux ! dit un des petits bonhommes.

- Tu crois qu’ils pourraient être contagieux ? répondit un autre.

- Cessez de dire des méchancetés et aidez-nous s’il vous plait, supplia alors Cactus en essayant de cacher sa queue.

- Si nous pouvons, nous le ferons, répondit alors Clémentine, mais avant dites-nous ce que vous mijotiez pour en être arrivé là.

Cactus et Carotin se regardèrent, baissèrent leurs yeux et avouèrent toute la vérité. Maître Bonhomme intervint alors.

- C’est bien vous avez eu le courage de tout avouer, mais vous avez oublié quelque chose, quelque chose de très important.

Regardant Choconeige dans les yeux, Cactus et Carotin ajoutèrent alors en cœur :

- Pardon Choconeige, nous avons été méchants et stupides. Nous te présentons nos excuses.

Choconeige accepta leurs excuses et serra les mains que lui tendaient Cactus et Carotin.

- Amis ? dit Choconeige.

- Amis ! répondirent Cactus et Carotin.

Maître bonhomme laissa les petits bonhommes de neige s’amuser dans la cour pour le restant de l’après-midi. Enfin, presque tous… Il confia à Cactus et Carotin un travail très spécial… Il leur demanda de déneiger l’allée de l’école grâce à leur différence qui les rendait dorénavant unique : leur queue !

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Chapitre 8

Cactus et Carotin se mirent à l’ouvrage immédiatement et déblayèrent également le chemin jusqu’aux portes du château. Mais ils ne s’arrêtèrent pas là… Ils se rendirent dans les écuries du château et lustrèrent le traîneau du Père Noël jusqu’à ce qu’il scintille de mille feux. Ensuite, ils s’attaquèrent à l’usine à jouets et la dépoussiérèrent du sol au plafond avant de terminer par la chambre de Choconeige. Ils devaient bien ça à leur nouvel ami…

Faustin, quant à lui, passa au conseil des lutins et se vit confisquer tout son matériel de magie. Ainsi, il ne pourrait plus jamais faire de vilains tours. Quant au Père Noël, il fut très fier de son fiston et organisa une grande fête en son honneur ! Les lutins ravis de pouvoir s’amuser remercièrent le Père Noël en travaillant d’arrache pieds à l’usine à jouets le reste de la saison. Cette année, c’est certain, la hotte du Père Noël devrait être bien remplie…

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FIN

Marjolaine Marchal, déc 2009



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